C’est
une dame de la zone Rweza
en commune Vyanda qui vit
avec le VIH/ SIDA. Elle n’a
pas voulu qu’on dise
son nom mais elle à
tenu à partager sa
triste expérience
Question : Quand est ce que
vous avez appris votre séropositivité
?
Réponse
: Je l’ai appris en
2001 quand je suis allé
me faire dépisté
et j’ai directement
commencé le traitement
Q :
Quel est l’apport de
FVS/AMADE Burundi pour des
gens comme vous qui vivent
avec le virus ?
R :
FVS nous aide beaucoup dans
l’acquisition des médicaments
et nos enfants sont aussi
soignés
Q :
Vous vivez une région
inaccessible.
Est
ce que vous avez des problèmes
spécifiques?
R :
Oui. Quand nous tombons malades
, nous avons d’énormes
difficultés pour arriver
à l’hôpital.
Le bus de l’Otraco vient
une fois par semaine et souvent
nous n’avons pas d’argent
pour payer le ticket. Beaucoup
de malades meurent justement
par fautes de soins médicaux.
Q :
Nous savons que FVS/AMADE
Burundi a des visiteurs à
domicile. Ils ne vous apportent
pas de médicaments
?
R :Oui
c’est vrai ils nous
apportent des bactrimes surtout
pour ceux qui sont régulièrement
suivis par cette association.
Mais nous avons aussi besoin
de voir des médecins
Q :
Ces derniers temps la vie
coûte cher. Qu’en
est-il pour des gens malades
comme vous ?
R :
Quand on est malade, on n’est
plus capable de faire les
travaux ordinaires pour faire
vivre sa famille. Les enfants
sont à l’école.
C’est souvent la faim
qui achève les malades
du sida. Ces derniers temps
tout est cher. Même
les gens valides ont des problèmes
pour se ravitailler sur le
marché. En plus quand
tu passes une journée
à travailler à
la houe, tu te fatigues et
c’est le début
de la déchéance.
Le comble, tu n’as pas
de choix parce qu’il
faut faire vivre les enfants.
Q :
Vous, vous avez su que vous
êtes malade et FVS/AMADE
Burundi vous donne ces médicaments
.Que conseillez vous aux autres
qui ne le savent même
pas ?
R :
Je leur demanderais d’approcher
les médecins pour qu’ils
leur donnent des conseils.
Ou alors les membres de
FVS AMADE Burundi. Seulement
il y en a qui comprennent
ces conseils et ceux qui ne
veulent pas en entendre
parler.
Q :
Cela veut dire qu’il
y a encore des gens dans votre
entourage qui veulent encore
cacher leur maladie ?
R :
Oui. Même nous qui sommes
malades, nous leur donnons
des conseils mais certains
d’entre eux ne nous
écoutent pas.
Q :
Comment vivez vous dans la
communauté. Est ce
que les gens vous soutiennent
et vous respectent ?
R
: Oui nous vivons en harmonie
avec la plupart de gens. Seulement
quand il s’agit de conflits
fonciers certains disent en
cachette que nous n’avons
pas trop à nous battre
.Sous entendu que nous sommes
en partance.
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