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classe
qui sont obligés chaque
jour de me soulever avec mon
vélo pour monter les
escaliers jusqu’u deuxième
étage. Je saisis cette
occasion pour les remercier
du fonds de mon coeur. C’est
Dieu qui va les récompenser
à ma place. Les ingénieurs
comme les responsables de
l’établissement
n’ont jamais
imaginé
qu’il pourrait y avoir
des handicapés parmi
les étudiants ou professeurs.
Je
lance un appel vibrant au
gouvernement et à tous
les décideurs, de faire
tout ce qui est dans leurs
pouvoirs pour exiger ces facilités
pour les personnes handicapées.
Quand on construit les tribunaux,
il faudrait se rappeler que
les handicapés ont
eux aussi besoin de justice.
Quand on construit une école,
il faudrait se rappeler que
les enfants handicapés
ont droit d’étudier.
Si
vous construisez un hôtel,
pensez vous que les handicapés
ne pourraient pas être
vos clients ? Les personnes
handicapées peuvent
eux aussi contribuer au développement
du pays. C’est pourquoi
le gouvernement ne devrait
pas les oublier dans les projets
qu’il conçoit
pour les burundais en général.
Ce n’est pas difficile
de demander aux ingénieurs
de prévoir les facilités
aux personnes handicapées
pour qu’ils aient accès
aux différents services
offerts danstous les immeubles.
Dans
d’autres pays on le
fait. Les élèves
handicapés devraient
avoir la priorité dans
les écoles à
internat pour maximiser leurs
chances de continuer la scolarité.
Sur les voix publiques le
gouvernement devrait prévoir
un passage des personnes handicapées,
et le respect de ces personnes
devrait être imposé
dans le transport en commun.
Il
est du devoir de l’état
de créer les conditions
de respect et de dignité
pour cette catégorie
de citoyens. Olivier
Gahungu
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